Premières sommations

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Licencié de l’usine de pneus Yokohama, Alessandro Bouvier peine à trouver, chaque fin de mois, l’argent de la pension alimentaire qu’il doit verser à son ex-épouse Josie pour leur fils Enzo.
Son renvoi pour faute grave étant antérieur à l’annonce de la fermeture définitive de l’usine, il ne peut prétendre ni au plan d’accompagnement ni aux primes arrachés de haute lutte par les syndicats.
Le recours qu’il tente de monter avec l’aide de Georges,son ancien délégué syndical, tardant à se concrétiser, Alessandro finit par accepter un poste dans un cabinet de recouvrement de dettes.
Payé à la commission, il doit multiplier les interventions pour parvenir à joindre les deux bouts et honorer ses obligations auprès d’une Josie intransigeante qui ne veut rien savoir de ses difficultés et qui le menace, au premier manquement, de lui faire retirer la garde d’Enzo.

Sa nouvelle activité d’encaisseur de terrain le confronte à des situations et à des personnages qu’il n’aurait jamais connus s’il était resté à l’usine Yokohama. D’abord réticent à harceler les mauvais payeurs, il finit par s’endurcir et à mettre au point une technique imparable et radicale (« la méthode Bouvier ») pour contraindre les récalcitrants à passer à la caisse.
Sa vie personnelle est sans joie. La solitude lui pèse. Écartelé entre les sentiments qu’il éprouve encore pour son ex-femme et son amour pour son fils, il ignore les avances que lui fait la mère de Dylan, le meilleur ami d’Enzo, et préfère fantasmer sur une mystérieuse inconnue rencontrée à la sortie de l’école.
Au gré des missions de recouvrement, les moments d’exaltation succèdent aux moments d’abattement. Jusqu’au jour où une nouvelle affaire l’amène à se présenter à une adresse située dans les beaux quartiers de la ville.
En franchissant la grille du 56 avenue Paul Doumer, Alessandro Bouvier était loin d’imaginer dans quoi il allait mettre les pieds…

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