Ode à feu Jim Morrison

Ode à Feu Jim Morrison
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Tu es comme le virage
Celui pris au détour d’un chemin sinueux
Fragile et mystérieux comme l’ombrage
Délicat des sapins
Qui porte le promeneur vers la sphère improbable
D’un jardin de lumière.Tu es comme le mystère
Qui entoure les traces laissées par tes pas
Et qui nous guide vers d’incontournables portes
Ouvertes à coup de mots.Tu es comme la transe
Qui encercle nos corps
A demi dénudés dans les couloirs du temps
Et qui ouvre nos yeux d’aveugles
Sur des mondes sans nom
Où la musique est loi.Tu es comme l’unique frère
Que l’on voudrait avoir
Celui qui casse nos jouets
Pour mieux nous les offrir en pièces détachées
Comme mille morceaux de verre
Qui reflètent au soleil
Les éternelles étoiles que l’on cache en nous-mêmes.Tu es comme l’ami
Oublié de nos songes
Au sourire enjôleur, à l’œil courroucé
Celui qui comme un ange
Se penche à notre oreille
En susurrant le chant
Dionysiaque et sans fin
Qui nous pousse à marcher
Encore et puis encore
Vers la quête secrète du lointain.Tu es comme le loup
Celui des steppes de H.H.
Celui qui trotte dans nos veines
Nous les suicidés, nous les écorchés.Tu es comme le Bacchus
Avec lequel on trinque
Braillant le verre plein
Ivres de tous nos maux, ivres de toutes nos joies.Quand Jim hurlait à la lune
Les acides du désert remontaient en chacun
Laissant voluptueusement œuvrer la transe
La danse du Roi Lézard
Laissant couler en nous l’hypnotique mantra du chaman rock.

Ô Roi Lézard, Ô frère du néant
Ton fantôme hante mon ombre
Depuis déjà longtemps.

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